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*J'sais pas ce qui m'arrive ce soir
*T'es là et j'ai peur dans le noir
*Comme ces nuits où tu es pas là
*Où je suis seul sans toi
*Tu sais être seul c'est la mort
*C'est comme un cancer qui te mord
*Tu te sens mourir chaque instant
*Sans pouvoir dormir pour autant
*Et tu fais le tour de ta chambre
*Et tu sens ton c½ur qui se cambre
*Et qui cherche un recoin d'amour
*Ton corps fermé à double tour
*Et tu sors tu vas dans la rue
*Tu cours après ta vie perdue
*Tu vas sans savoir où tu vas
*Tu bois sans savoir quoi tu bois
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*T'as beau dire qu'la vie est belle
*Quand tu regardes autour de toi
*Le ciel au-dessus des poubelles
*Y a d'la suie sur les toits
*T'as beau te dire qu'le monde est beau
*Quand tu te sens bien dans ta peau
*Mais suffit qu't'ailles y faire un tour
*Pour avoir mal dans tes beaux jours
*Et tu vois les gens qui ont mal
*Et tu te dis qu'c'est pas normal
*Alors pour pas être malheureux
*Comme un con tu fermes les yeux
*Et puis le soir seul dans ton lit
*Tu cauchemardes à la folie
*Tu revois tous ces c½urs blessés
*Tu panses tes rêves gercés
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*C'est dingue ce qui peut arriver
*Comme histoires tristes à en crever
*Souvent tu perds dans le malheur
*Le vrai sens des valeurs
*C'est comme ça partout sur la terre
*Plus rien ne va plus ou laisse faire
*Des fois je voudrais tout changer
*Mais j'suis coincé j'ose pas bouger
*Y a plus d'mal y a plus d'bien
*Y a qu'des gens qui vivent comme des chiens
*Le monde est plein de gens comme ça
*Qui vivent et qui savent pas pourquoi
*Tu rêves et tu traverses la rue
*Une bagnole passe et t'passe dessus
*Les gens s'en tapent un maximum
*Ça pèse pas lourd la vie d'un homme
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*Dis-moi que'q'chose à part le cul
*Qui vaille la peine d'être vécu
*Si p't'et' se faire un ventre rond
*À la santé dans sans un rond
*Vive la médaille en chocolat
*Si les autres la loupent attrape-la
*L'argent c'est fait pour être heureux
*Ceux qu'en ont pas tant pis pour eux
*Oublie ceux qu'habitent rue d'l'oubli
*Les vieux qui meurent seuls dans leur lit
*Parce qu'ils ont personne à parler
*Et pas d'autre parent qu'la télé
*Moi ça m'donne envie d'pas être né
*Comme l'enfant qu't'as pas pu m'donner
*J'ai pleuré quand tu l'as perdu
*Mais peut-être bien qu'j'aurais pas dû
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*La souffrance chancre immobile
*Qui t'attend comme une araignée
*Tisse sa toile sur la ville
*Et remplit son panier
*Sex-shop et panier à salade
*Les détraqués et les malades
*Ces c½urs qui se pendent aux néons
*L'aveugle et son accordéon
*Ses yeux qui se cognent à l'espace
*Tous les maqu'reaux tous les rapaces
*Le chien qui a perdu son maître
*La vieille pute qui peut plus s'faire mettre
*Qu'a les seins comme du beurre fondu
*Qui dégouline et qu'en peut plus
*Toutes ces vies qui vont pas bien
*Toutes ces nuits qui crient pour rien
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*Ce monde qui gonfle et qui craque
*Qui se détruit qui se détraque
*Tu sais plus quoi faire de ton c½ur
*Tu te méprends par c½ur
*Tu sais plus quoi faire de tes bras
*Tu ronges ta vie comme un rat
*T'as mal de vivre pour souffrir
*Et pourtant tu veux pas mourir
*À quoi tu veux croire nom de Dieu
*Lorsque tu crois plus au Bon Dieu
*Dans ma tête je cherche comme un fou
*Pourtant je trouve rien du tout
*La vie la mort et tout l'bastringue
*Plus j'y pense et plus j'trouve ça dingue
*Faut accepter de pas comprendre
*Et c'est pas plus mal à tout prendre
*Mais que la vie est triste
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*Mon amour
*Mais te t'ennuie mon coeur
*Mon amour ma lumière
*Peut-être que pour calmer ma fièvre
*Faudrait que je t'aime un peu mieux
*Que j'apprenne à lire sur tes lèvres
*Que j'apprenne à voir dans tes yeux
*Et comme dit un prof que j'aime bien
*Faut savoir cerner les problèmes
*C'est toi que j'aime
*Et c'est très bien
*Alors viens-là mon c½ur
*Mon amour ma chaumière
*J'ai trop parlé pardonne-moi
*Et serre-moi fort contre toi...
[de Francis Lalanne]
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